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Un Maître se promenait avec un disciple. En chemin, il lui désigna une plante et lui demanda s'il en connaissait le nom.
- La belladone, répondit le disciple. Elle peut tuer celui qui en mange les feuilles.
-Oui, mais elle ne peut tuer celui qui se contente de l'observer, réliqua le Maître.
De même les désirs négatifs ne peuvent causer aucun mal si vous ne vous laissez pas séduire par eux.

c'est l'importance que l'on donne à la pensée négative qui peut nous nuire... l'observation la laisse passer.
 

L'AMOUR...

OM NAMO BAGHAVATE VASU DEVAYA




Quand je parlerais les langues des hommes et des anges,
si je n’ai pas l’amour,
je suis du bronze qui résonne ou une cymbale qui retentit.

Quand j’aurais le don de prophétie,
la science de tous les mystères
et toute la connaissance
quand j’aurais même toute la foi
jusqu’à transporter des montagnes,
si je n’ai pas l’amour,
je ne suis rien.


Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres,
 quand je livrerais même mon corps pour être brûlé,
 si je n’ai pas l’amour,
cela ne me sert à rien.

L’amour est patient, l’amour est serviable, il n’est pas envieux ;
 l’amour ne se vante pas,
il ne s’enfle pas d’orgueil,
il ne fait rien de malhonnête,
il ne cherche pas son intérêt,
 il ne s’irrite pas, il ne médite pas le mal,
il ne se réjouit pas de l’injustice, mais il se réjouit de la vérité,
 il pardonne tout, il croit tout, il espère tout,
il supporte tout.

L’amour ne succombe jamais.
Que ce soient les prophéties, elles seront abolies ;
les langues, elles cesseront ; la connaissance, elle sera abolie.
 Car c’est partiellement que nous prophétisons ;
mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel sera aboli.

 trois choses demeurent :
la foi, l’espérance, l’amour ;
 mais la plus grande, c’est l’amour.

Recherchez l’amour

22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 06:44
La Concentration Saraha et la femme qui fabriquait les flèches

Le mental est si rusé qu'il peut se cacher sous le déguisement de son contraire. Du plaisir il peut passer à l'ascétisme, du matérialisme il peut passer à la spiritualité, de la mondanité au détachement.
Mais le mental est le mental et que vous soyez pour ou contre le monde vous restez prisonnier du mental. Pour ou contre sont les deux faces du mental. Lorsque le mental disparaît, il disparaît dans une conscience sans choix.
 Lorsque vous arrêtez de choisir, lorsque vous n'êtes ni pour ni contre, c'est cela s'arrêter. Un choix vous fait pencher à gauche, un extrême, un autre choix vous fait pencher à droite, l'autre extrême.
Si vous ne choisissez pas vous êtes exactement au centre. C'est l'abandon, c'est le repos. Vous devenez sans choix, sans obsession, et dans cet état de non obsession, de conscience sans choix, émerge l'intelligence qui gisait profondément assoupie en votre être. Vous devenez une lumière pour vous-même.
 Saraha, le fondateur du Tantra, était le fils d'un brahmane très cultivé qui résidait à la cour du roi Mapala. Le roi désirait donner sa fille en mariage à Saraha mais celui-ci voulait renoncer au monde et devenir un sannyasin. Le roi essayait de le persuader - Saraha était si beau et si intelligent, c'était un si beau jeune homme.
Mais il persista et la permission dû lui être accordée; Saraha devint un disciple de Sri Kirti.
La première chose que Sri Kirti lui dit fut: "Oublie tous les Védas, tout ton savoir et tous ces non-sens". C'était difficile mais il était prêt à faire ce qu'il fallait.
 Les années passèrent et petit à petit il oublia tout ce qu'il savait; il devint un grand méditant. Un jour alors qu'il méditait, il eut soudain la vision d'une femme, sur la place d'un marché, qui allait devenir son vrai maître. Il se rendit au marché et il vit cette femme. Une jeune femme si vivante, rayonnante de vie en train de tailler une flèche sans regarder ni à droite ni à gauche, totalement absorbée dans la fabrication de la flèche. Immédiatement il ressentit dans sa présence quelque chose d'extraordinaire, quelque chose qu'il n'avait jamais ressenti auparavant, quelque chose de si pur et venant de la source la plus vraie.
 Lorsque la flèche fut terminée, la femme fermant un oeil, se mit en position de viser une cible imaginaire, et il se passa quelque chose, quelque chose comme une communion. Saraha n'avait jamais ressenti cela auparavant. A cet instant, la signification spirituelle de ce qu'elle faisait lui apparut, ne regarder ni à gauche ni à droite, mais juste au milieu.
 Pour la première fois il comprit ce que Bouddha veut dire par être au centre; éviter les axes. Vous pouvez bouger de la gauche vers la droite, de la droite vers la gauche, mais alors vous êtes comme un balancier.

Être centré veut dire que le balancier est fixé exactement là, ni à droite ni à gauche. Alors la pendule s'arrête, le monde s'arrête. Alors le temps disparaît… c'est l'état de non temps. Il l'avait tant de fois entendu répéter par Sri Kirti, il l'avait lu, il y avait réfléchi, il l'avait médité, il avait argumenté avec les autres qu'être centré est l'attitude juste.
 Pour la première fois il le voyait en action; la femme ne regardait ni à droite ni à gauche … elle regardait juste au milieu, focalisée sur le centre. Le centre est le point où apparaît la transcendance, pensez-y, contemplez-le, observez-le dans la vie.

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