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Un Maître se promenait avec un disciple. En chemin, il lui désigna une plante et lui demanda s'il en connaissait le nom.
- La belladone, répondit le disciple. Elle peut tuer celui qui en mange les feuilles.
-Oui, mais elle ne peut tuer celui qui se contente de l'observer, réliqua le Maître.
De même les désirs négatifs ne peuvent causer aucun mal si vous ne vous laissez pas séduire par eux.

c'est l'importance que l'on donne à la pensée négative qui peut nous nuire... l'observation la laisse passer.
 

L'AMOUR...

OM NAMO BAGHAVATE VASU DEVAYA




Quand je parlerais les langues des hommes et des anges,
si je n’ai pas l’amour,
je suis du bronze qui résonne ou une cymbale qui retentit.

Quand j’aurais le don de prophétie,
la science de tous les mystères
et toute la connaissance
quand j’aurais même toute la foi
jusqu’à transporter des montagnes,
si je n’ai pas l’amour,
je ne suis rien.


Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres,
 quand je livrerais même mon corps pour être brûlé,
 si je n’ai pas l’amour,
cela ne me sert à rien.

L’amour est patient, l’amour est serviable, il n’est pas envieux ;
 l’amour ne se vante pas,
il ne s’enfle pas d’orgueil,
il ne fait rien de malhonnête,
il ne cherche pas son intérêt,
 il ne s’irrite pas, il ne médite pas le mal,
il ne se réjouit pas de l’injustice, mais il se réjouit de la vérité,
 il pardonne tout, il croit tout, il espère tout,
il supporte tout.

L’amour ne succombe jamais.
Que ce soient les prophéties, elles seront abolies ;
les langues, elles cesseront ; la connaissance, elle sera abolie.
 Car c’est partiellement que nous prophétisons ;
mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel sera aboli.

 trois choses demeurent :
la foi, l’espérance, l’amour ;
 mais la plus grande, c’est l’amour.

Recherchez l’amour

29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 06:32

SYMBOLE DE LA NOIX DE COCO EN INDE …  

 

 

La noix de coco représente l’EGO. Et aussi le service désintéressé ou karma yoga.

 

A Bhârat, l’unes des offrandes les plus courantes est la noix de Coco, et dans de nombreux temple aussi.

Elles est offerte pour l’ « homa » - cérémonie du feu  les célébrants offrent des prières prescrites devant un feu pour une intention particulière. 

La noix de coco est cassée et placée devant le Seigneur. Elle est distribuée plus tard aux dévots sous forme de Prasad.(cadeau sacré - le plus souvent de la nourriture bénie)

 

 

La noix de coco cassée symbolise le fait de casser l’égo. Le jus à l’intérieur (représente les tendances –les vasanas) est offert avec la chair blanche (représentant l’esprit) au Seigneur. L’esprit est ainsi purifié par le toucher du Seigneur car il reçoit le Prasad.

 

Les rituels traditionnels d’abhishekha (consistant à baigner la statue d’un Dieu avec du lait, du miel, de la pate de santal, ou un mélange de fruits) consistent à verser du lait, du miel, du jus de noix de coco, des cendres des sandales, de la cendre sacrée… sur la statue. Chaque élément a une signification spécifique qui permet d’accorder certains bienfaits aux fidèles.  

 

-le jus de noix de coco utilisé pendant les rituels permet de favoriser l’élévation des connaissances spirituelles. 

 

Les marques sur la noix de coco représentent Shiva aux 3 yeux et cela explique que la noix de coco est considérée comme un moyen de réaliser nos souhaits.

Chez les hindous les yeux de la noix de coco ont une signification très philosophique : ce sont les deux yeux physiques de l'homme et son troisième oeil est le symbole de la conscience. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La noix de coco est aussi offerts pour les mariages, l’achat d’un nouveau véhicule, du maison, etc…

 

 

LEGENDE

 

Il y a bien longtemps dans les îles Tonga, une belle jeune fille prenait tranquillement un bain de mer quand, elle vit s'approcher d'elle une murène.

 

Malgré son aspect rebutant la jeune fille se noua d'amitié avec l'animal et les bains de mer devinrent rapidement une habitude, et finalement la jeune fille et la murène tombèrent amoureux l'un de l'autre.

La jeune fille se retrouva enceinte au grand désespoir de son père, qui de colère tua la murène et lui coupa la tête.

La jeune fille, malade de chagrin, enterra la tête de l'animal dans le sable... Lorsque le bébé naquit on vit alors pousser à l'endroit où la tête avait été enterrée un arbre inconnu.

C'est ainsi que naquit le premier cocotier, cadeau de la murène à son amante et son enfant ... En effet, la noix de coco se présente avec trois petits cercles clairs, les yeux et la bouche de la murène. Et l'on ne peut boire le l'eau de coco qu'en perçant la '' bouche '' du fruit.

 

 

Une légende dit aussi, que les 3 premiers cocotiers auraient pour origine des crânes humains qui auraient germés dans un cimetière.

 

 

Encore une légende sur la création du cocotier, celle-ci vient de Tahiti :

Hina, fille du soleil et de la lune, fut promise en mariage au roi du lac Vahiria, qui n'était autre qu'une énorme et repoussante anguille. Hina s'enfuit et se mit sous la protection du Dieu Maui, du haut de la falaise de Vairao, le Dieu Maui, jeta son hameçon et s'écria : '' De mon fief aucun roi ne peut s'échapper, il deviendra nourriture pour mes dieux '' . L'anguille avala l'hameçon fut tuée et décapitée. Maui l'enveloppant dans un morceau de tapa recommanda à Hina de ne poser le paquet à terre qu'arrivée chez elle.Hina laissa le paquet sur le sol, le tapa se détacha et la tête de l'anguille, fixée sur le sol, se couvrit de jeunes pousses et devint ainsi le premier cocotier. On retrouve encore là, les traces des yeux et de la bouche de l'anguille.

 

Pierre Loti fit la description du lac Vaihiria, en 1872 : '' Une eau froide et profonde que rien n'anime, ni un souffle de vent ni un bruit, ni un être vivant, ni seulement un poisson '' . On y trouve cependant de grandes anguilles à oreilles qui ont inspiré la légende.

 

 

Boisson des dieux…

(…) En Inde, la noix de coco, narikela, a surtout une forte valeur symbolique. Elle fait partie des fruits et légumes que le dieu Ganesa à tête d’éléphant (également appelé Ganapati ou Vinayaka, « celui qui enlève les obstacles » ou bien encore Vighnesvara, « le maître des obstacles »), fils de Shiva et Parvati, tient dans la main pour signifier qu’il est le maître de toutes les plantes et le créateur des plantes médicinales. Elle fait partie des emblèmes du dieu et représente le fruit par excellence, le karmaphala.

 

Chaque élément constitutif de la noix correspond à une image : la coque représente l’illusion du monde, sa chair blanche toutes nos actions accumulées et son eau à l’intérieur, notre égoïsme. En la brisant, on offre son cœur à Ganesa. Chaque année au mois de septembre à Paris, la communauté indienne rend hommage à son dieu Ganesa, l’un des plus populaires, au cours d’une gigantesque procession. Musiciens, danseuses et danseurs torses nus célèbrent Ganesa et brisent à grand bruit des centaines de noix de coco sur le sol. L’eau éclabousse et inonde la chaussée, tel un bain sacré offert à la divinité, un rite de purification ou une manière de faire revenir la pureté dans l’ordre du cosmos et chez les hommes. Sacrifice ou offrande, les hommes avec l’eau de ces noix éclatées lui offrent leur ego et Ganesa leur garantit en échange un avenir sans nuage. »

 

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 08:03

Du regret sincère

Le moine Chu Lai était attaqué par un professeur, qui ne croyait pas à ce qu’il disait. Cependant, la femme du professeur était une adepte de Chu Lai – et elle exigea de son mari qu’il aille présenter des excuses au sage.

Contrarié, mais n’osant pas contrarier sa femme, l’homme se rendit au temple et murmura quelques mots de regret.

« Je ne vous pardonne pas, dit Chu Lai. Retournez au travail. »

La femme était horrifiée :

« Mon mari s’est humilié, et vous – qui vous prétendez sage – vous n’avez pas été généreux ! »

Chu Lai répondit :

« Dans mon âme, il n’y a aucune rancœur. Mais s’il n’a pas de regret, mieux vaut reconnaître qu’il est en colère contre moi. Si j’avais accepté son pardon, nous aurions créé une fausse situation d’harmonie – et cela augmenterait encore plus la colère de votre mari. »


commentaire aditi

combien de fois sommes-nous allés vers quelqu'un à qui nous avions fait du tort, lui demander pardon!!! et combien de fois avons nous recommencer à lui porter tort?

Le pardon du bout des lèvres n'est rien qu'une simagrée... nous voulons simplement "faire croire à l'autre" que nos intentions ont changées mais bien souvent cela ne se fait que dans le paraître, l'Être n'est pas concernée, c'est la raison pour laquelle on recommence toujours les mêmes erreurs!

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24 décembre 2007 1 24 /12 /décembre /2007 17:00
buche-bois.jpg
La bûche de Noël
La bûche de Noël en Provence

Les Provençaux apportaient au foyer le joyeux cariguié, ou vieux tronc d'olivier choisi pour brûler toute la nuit; ils s'avançaient solennellement en chantant les paroles suivantes : Caclio fio. Cache le feu (ancien).
Bouto fio. Allume le feu (nouveau).
Dieou nous allègre. Dieu nous comble d'allégresse !

Le plus ancien de la famille arrosait alors ce bois, soit de lait, soit de miel, en souvenir de l'Eden, dont l'avènement de Jésus est venu réparer la perte, soit de vin, en souvenir de la vigne cultivée par Noé, lors de la première rénovation du monde. Le plus jeune enfant de la maison prononçait, à genoux, ces paroles que son père lui avait apprises :
" Ô feu, réchauffe pendant l'hiver les pieds frileux des petits orphelins et des vieillards infirmes, répands ta clarté et ta chaleur chez les pauvres et ne dévore jamais l'étable du laboureur ni le bateau du marin. "



noeleglise.jpg
Dieu nous tienne en joie ; Noël arrive, tout bien arrive ! Que Dieu nous fasse la grâce de voir l'année prochaine, et si nous ne sommes pas plus nombreux, que nous ne soyons pas moins ! "



Mistral, quand il fut nommé membre de l'Académie marseillaise, en cette langue provençale si colorée, qu'il parle si bien, nous a donné, dans son discours, un tableau pittoresque de cette scène ravissante de la bûche de Noël :
" Au bon vieux temps, la veille de Noël, après le grand repas de la famille assemblée, quand la braise bénie de la bûche traditionnelle, la bûche d'olivier blanchissait sous les cendres et que l'aïeul vidait, à l'attablée, le dernier verre de vin cuit, tout à coup, de la rue déjà dans l'ombre et déserte, on entendit monter une voix angélique, chantant par là-bas, au loin dans la nuit. "

Et le poète nous conte alors une légende charmante, celle de la Bonne Dame de Noël qui s'en va dans les rues, chantant les Noëls de Saboly à la gloire de Dieu, suivie par tout un cortège de pauvres gens, miséreux des champs et des villes, gueux de campagne, etc., accourus dans la cité en fête.

" Et vite alors, tandis que la bûche s'éteignait peu à peu, lançant ses dernières étincelles, les braves gens rassemblés pour réveillonner ouvraient leurs fenêtres, et la noble chanteuse leur disait : " Braves gens, le bon Dieu est né, n'oubliez pas les pauvres ! " Tous descendaient alors avec des corbeilles de gâteaux, et de nougats - car on aime fort le nougat dans le Midi - et ils donnaient aux pauvres le reste du festin ".

LA BUCHE DE NOËL de Frédéric Mistral

" Ah ! Noël, Noël, où est ta douce paix ? Où sont les visages riants des petits enfants et des jeunes filles ? Où est la main calleuse et agitée du vieillard qui fait la croix sur le saint repas ?

" Alors le valet qui laboure quitte le sillon de bonne heure, et servantes et bergers décampent, diligents. Le corps échappé au dur travail, ils vont à leur maisonnette de pisé, avec leurs parents, manger un cœur de céleri et poser gaiement la bûche au feu avec leurs parents.

Du four, sur la table de peuplier, déjà le pain de Noël arrive, orné de petits houx, festonné d'enjolivures. Déjà s'allument trois chandelles neuves, claires, sacrées, et dans trois blanches écuelles germe le blé nouveau, prémice des moissons.

Un noir et grand poirier sauvage chancelait de vieillesse. L'aîné de la maison vient, le coupe par le pied, à grands coups de cognée, l'ébranlé et, le chargeant sur l'épaule, près de la table de Noël, il vient aux pieds de son aïeul le déposer respectueusement.

Le vénérable aïeul d'aucune manière ne veut renoncer à ses vieilles modes. Il a retroussé le devant de son ample chapeau, et va, en se hâtant, chercher la bouteille. Il a mis sa longue camisole de cadis blanc, et sa ceinture, et ses braies nuptiales, et ses .guêtres de peau.

Cependant, toute la famille autour de lui joyeusement s'agite... - " Eh bien? Posons-nous la bûche, enfants ? - " Allégresse ! Oui ". Promptement, tous lui répondent : " Allégresse. " - Le vieillard s'écrie : " Allégresse ! Que notre Seigneur nous emplisse d'allégresse ! Et si une autre année nous ne sommes pas plus, mon Dieu, ne soyons pas moins ! "

Et, remplissant le verre de clairette devant la troupe souriante, il en verse trois fois sur l'arbre fruitier. Le plus jeune prend l'arbre d'un côté, le vieillard de l'autre, et sœurs et frères, entre les deux, ils lui font faire ensuite trois fois le tour des lumières et le tour de la maison.

Et dans sa joie, le bon aïeul élève en l'air le gobelet de verre : " 0 feu, dit-il, feu sacré, fais que nous ayons du beau temps ! "

Bûche bénie, allume le feu ! Aussitôt, prenant le tronc dans leurs mains brunes, ils le jettent entier dans l'âtre vaste. Vous verriez alors gâteaux à l'huile et escargots dans l'aïoli heurter dans ce beau festin vin cuit, nougat d'amandes et fruits de la vigne.

D'une vertu fatidique, vous verriez luire les trois chandelles, vous verriez des esprits jaillir du feu touffu, du lumignon, vous verriez pencher la branche vers celui qui manquera au banquet, vous verriez la nappe rester blanche sous un charbon ardent et les chats rester muets !




joyeuses fêtes à tous...

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24 décembre 2007 1 24 /12 /décembre /2007 09:00


rose-de-Noel.jpg
La légende de la rose de Noël

Bravant le froid et les rigueurs de l'hiver, il est une fleur qui n'hésite pas à ouvrir ses corolles alors que tout dans le jardin semble engourdi par les frimas. L'Hellébore ou rose de noël est née d'une bien jolie légende.

La nuit de la naissance du Christ, une petite bergère prénommée Madelon, vit les rois mages chargés de présents traverser le champ couvert de neige dans lequel elle gardait ses moutons. Pensant qu'elle n'avait rien à offrir à l'enfant Dieu, pas même une fleur, elle se mit à pleurer de grosses larmes.

Comme ses larmes tombaient sur le sol, des pousses commencèrent à germer et de petites fleurs blanches couvrirent les pousses.

Avec un coeur tout joyeux, la petite bergère se pencha et cueillit les fleurs.

Et s'en vint en toute hâte à la crèche.

Elle se prosterna humblement devant l'enfant Dieu et déposa ses fleurs fraîches au pied de la crèche. L'Enfant Dieu alors se pencha vers les fleurs et les toucha de ses mains divines. Immédiatement, les pétales devinrent toutes d'un beau rose

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23 décembre 2007 7 23 /12 /décembre /2007 19:24

sauge2.jpg
La fuite en Égypte et les miracles :
La légende de la sauge

TANDIS que les bourreaux du roi Hérode, féroces et tout couverts de sang, fouillaient la région de Bethléem pour égorger les petits-enfants, Marie se sauvait à travers les montagnes de Judée, serrant le nouveau-né sur son cœur tremblant. Joseph courait à l'avant lorsqu'ils apercevaient un village, pour y demander l'hospitalité ou même un peu d'eau pour baigner le petit. Hélas, les gens étaient ainsi faits, dans ce pays si triste, que personne ne voulait rien donner, ni eau, ni abri, pas même une bonne parole.

Or, tandis que la pauvre mère se trouvait ainsi seule, assise au bord du chemin pour allaiter le petit, tandis que son époux menait l'âne à boire à un puits communal, ne voilà-t-il pas que des cris se firent entendre à peu de distance. En même temps, le sol trembla sous le galop des chevaux approchants.

- Les soldats d'Hérode !

Où se réfugier ? Pas la moindre grotte, ni le plus petit palmier.
Il n'y avait près de Marie qu'un buisson où une rose s'ouvrait.

"Rose, belle rose, supplia la pauvre mère, épanouis-toi bien et cache de tes pétales cet enfant que l'on veut faire mourir, et sa pauvre mère à demi morte."
La rose, en fronçant le bouton pointu qui lui servait de nez, répondit :
" Passe vite ton chemin, jeune femme, car les bourreaux en m'effleurant pourraient me ternir. Vois la giroflée, tout près d'ici. Dis-lui de t'abriter. Elle a assez de fleurs pour te dissimuler.

- Giroflée, giroflée gentille, supplia la fugitive, épanouis-toi bien pour cacher de ton massif cet enfant condamné à mort et sa maman épuisée."
La giroflée, tout en secouant les petites têtes de son bouquet, refusa sans même s'expliquer :
"Va, passe ton chemin, pauvresse. Je n'ai pas le temps de t'écouter. Je suis trop occupée à partout me fleurir.Va voir la sauge, tout près d'ici. Elle n'a rien d'autre à faire que la charité.

- Ah ! Sauge, bonne sauge, supplia la malheureuse femme, épanouis-toi pour cacher de tes feuilles cet innocent dont on veut la vie et sa mère, à demi morte de faim, de fatigue et de peur."

Alors tant et si bien s'épanouit la bonne sauge qu'elle couvrit tout le terrain et de ses feuilles de velours fit un dais, où s'abritèrent l'Enfant Dieu et sa mère.
Sur le chemin, les bourreaux passèrent sans rien voir. Au bruit de leurs pas, Marie frissonnait d'épouvante, mais le petit, caressé par les feuilles, souriait. Puis, comme ils étaient venus, les soldats s'en allèrent.

Quand ils furent partis, Marie et Jésus sortirent de leur refuge vert et fleuri.
" Sauge, sauge sainte, à toi grand merci. Je te bénis pour ton bon geste dont tous désormais se souviendront."

Lorsque Joseph les retrouva, il avait de la peine à soutenir le train de l'âne tout ragaillardi par une vaste platée d'orge qu'un brave homme lui avait donnée.
Marie remonta sur la bête en serrant contre elle son enfant sauvé. Et Michel, l'archange de Dieu, descendit des hauteurs du ciel pour leur tenir compagnie et leur indiquer le plus court chemin par lequel se rendre en Égypte, tout doucement, à petites journées.

C'est depuis ce temps-là que la rose a des épines, la giroflée des fleurs malodorantes, tandis que la sauge possède tant de vertus guérissantes :

Comme l'on dit en Provence :
«Celui qui n'a pas recours à la sauge
Ne se souvient pas de la Vierge.»

Joseph Roumanille (repris par M. Toussaint-Samat)

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22 décembre 2007 6 22 /12 /décembre /2007 01:11
      Conte de Noël

Une légende médiévale raconte que dans le pays que nous appelons aujourd’hui l’Autriche, la famille Buckhard – composée d’un homme, une femme et un petit garçon – animait les fêtes de Noël en récitant des poésies, chantant des ballades des vieux troubadours et jonglant pour divertir les gens. Évidemment, il ne restait jamais d’argent pour acheter des cadeaux, mais l’homme disait toujours à son fils :
« Sais-tu pourquoi la hotte de Papa Noël ne se vide jamais, alors qu’il y a tellement d’enfants dans ce monde ? Parce que bien qu’elle soit remplie de jouets, il y a parfois des choses plus importantes à livrer, ce qu’on appelle les “cadeaux invisibles”. Dans un foyer divisé, il tâche d’apporter l’harmonie et la paix dans la nuit la plus sacrée de la chrétienté. Là où manque l’amour, il dépose une graine de foi dans le cœur des enfants. Là où l’avenir paraît sombre et incertain, il apporte l’espoir. Nous, quand Papa Noël vient nous rendre visite, nous sommes tous contents le lendemain d’être encore en vie et de faire notre travail, qui est de donner de la joie. N’oublie jamais ça. »
Le temps passa, le petit garçon devint grand, et un jour la famille passa devant l’imposante abbaye de Melk, qui venait d’être construite.
« Mon père, vous souvenez-vous qu’il y a des années vous m’avez raconté l’histoire de Papa Noël et de ses cadeaux invisibles ? Je pense que j’ai reçu un jour l’un de ces cadeaux : la vocation de devenir prêtre. Cela vous dérangerait-il si je faisais maintenant le premier pas vers ce dont j’ai toujours rêvé ? »
Bien qu’elle eût grand besoin de sa compagnie, la famille comprit et respecta le désir du fils. Ils frappèrent à la porte du couvent et furent accueillis avec générosité et amour par les moines, qui acceptèrent le jeune Buckhard comme novice.
Arriva la veille de Noël. Et justement ce jour-là, un miracle particulier se produisit à Melk : Notre Dame, portant l’enfant Jésus dans ses bras, décida de descendre sur Terre pour visiter le monastère.
Très fiers, tous les prêtres firent une longue file, et un à un se postèrent devant la Vierge pour rendre hommage à la Mère et à l’Enfant. L’un montra les beaux tableaux qui décoraient l’endroit, un autre apporta un exemplaire d’une Bible qu’on avait mis cent ans à écrire à la main et à illustrer, un troisième prononça le nom de tous les saints.
Au bout de la file, le jeune Buckhard attendait anxieusement. Ses parents étaient des gens simples, et ils ne lui avaient appris qu’à lancer des balles en l’air et à jongler.
Quand vint son tour, les autres prêtres voulurent clore les hommages, prétextant que l’ancien jongleur n’avait rien d’important à dire et qu’il risquait de ternir l’image du couvent. Cependant, au fond de son cœur, il ressentait lui aussi l’immense besoin d’offrir quelque chose à Jésus et à la Vierge.
Timidement, sentant le regard réprobateur de ses frères, il retira quelques oranges de sa poche et commença à les lancer et à les rattraper dans ses mains, créant un joli cercle dans l’air, comme il le faisait quand lui et sa famille se promenaient dans les foires de la région.
À cet instant seulement, l’Enfant Jésus se mit à battre joyeusement des mains dans les bras de Notre Dame. Et c’est vers le jongleur que la Vierge tendit les bras, lui permettant de tenir un peu l’enfant, qui ne cessait de sourire. 
La légende se termine en disant que, depuis ce miracle, tous les deux cents ans, un nouveau Buckhard frappe à la porte de Melk, y est accepté, et que, tant qu’il s’y trouve, il peut réjouir le cœur de tous ceux qui le rencontrent.

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25 septembre 2007 2 25 /09 /septembre /2007 19:43

    Le roi était amoureux de Sabrina, une femme de basse extraction dont il avait fait sa dernière épouse.

    Un après-midi, tandis que le roi était à la chasse, un messager arriva, annonçant que la mère de Sabrina était malade. Bien qu’il fût interdit d’utiliser l’attelage du roi, infraction qui pouvait lui coûter sa tête, Sabrina monta dans la voiture et courut rejoindre sa mère.
    A son retour, le roi fut informé de la situation.
- « N’est-elle pas merveilleuse ?  dit-il. Voilà qui s’appelle de l’amour filial. Elle n’a pas hésité à risquer sa vie pour aller s’occuper de sa mère. Elle est vraiment merveilleuse ! »

    Un autre jour, tandis que Sabrina était assise dans le jardin d palais et mangeait des fruits, le roi arriva. La princesse le salua, puis donna un coup de dent à la dernière pêche qui restait dans son panier.
     «Elles semblent bonnes ! dit le roi.
    -Elles sont délicieuses dit la princesse."
Et tendant la main, elle offrit la dernière pêche à son bien-aimé.

    « Comme elle m’aime ! commenta ensuite le roi. Elle a renoncé à son propre plaisir pour me donner la dernière pêche de son panier. N’est-elle pas fantastique ? »


    Quelques années passèrent et, allez savoir pourquoi, l’amour et la passion disparurent dans le cœur du roi.

    Assis à côté de son ami le plus intime, il lui disait :

   «Jamais elle ne s’est comportée comme une reine.N’a-t-elle pas défié mon interdiction en utilisant mon attelage? Je me souviens même qu’une fois, elle m’a donné un fruit dans lequel elle avait déjà mordu »




-Qu’est-ce qui a changé ? Le cœur du roi n’est plus épris, il n’est plus amoureux de cette femme jadis tant aimée. Aujourd’hui ce qui était beau alors est devenue une offense…  Pourtant c’est bien du même événement qu’il s’agit ?
Nous avons la fâcheuse habitude d’arranger la vérité à notre vision du moment… Quelqu’un nous déçoit ? tout ce qu’il a fait auparavant est revu et corrigé dans l’instant… Oublié les instants de  complicité, de partage,    nous renions alors ce que nous avons aimé.

Même si l'amour s'envole ne renions pas notre passé, ne diabolisons pas l'autre... Respectons ce que nous avons aimé. Car en critiquant, ne sommes-nous pas en réalité entrain de nous critiquer nous-mêmes... car nous avons fait un mauvais choix et qui plus est nous avons accepter à un moment donné les "défauts" de l'autre.

-Petit bémol: bien sûr, une fois de plus ne généralisons pas... parfois celui ou celle que nous aimons nous a fait miroiter un visage qui s'avère être un masque et qui lorsqu'il est ôté dévoile un autre personnage -


MORALITE

« Si ce que tu vois s’ajuste « sur mesure » à la réalité qui te convient le mieux…
MEFIE TOI DE TES YEUX ! »
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17 novembre 2006 5 17 /11 /novembre /2006 16:33

C’est la tache de Khidr, le guide caché, de parcourir la terre d’âge en âge, sous des aspects divers et d’inciter l’homme à penser d’une manière telle qu’il ait une possibilité de rassembler son moi dispersé.

Il était une fois trois hommes que Khidr devait mettre à l’épreuve.
Le premier était atteint d’un terrible mal. Khidr alla vers lui.
Que veux-tu ? lui dit-il
Je souffre, je voudrais être soulagé.
Et quoi d’autre ?
Je voudrais avoir de l’argent, et du succès.

Khidr lui accorda les deux souhaits.
Ayant entendu les supplications d’un deuxième homme, Khidr alla vers lui et lui dit :

Que veux-tu ?
Je ne veux qu’une chose, dit cet homme : que mon ami et conseiller, que ses ennemis ont capturé et torturent, soit libéré, car il est sur le point de mourir.

Et que veux-tu encore ?
Je voudrais avoir du bien, pour être respecté de mes semblables.

Khidr lui accorda ses deux souhaits.
Puis Khidr alla vers le troisième homme, qui désirait très fort quelque chose.

Que veux-tu ? lui dit-il
Je veux que mes enfants soient protégés, car ils vivent dans la peur et la terreur.
Et que veux-tu encore ?`
Je veux le prestige, afin d’imposer le respect et d’avoir une vie sans problèmes.

Khidr lui accorda ce qu’il voulait.
Des années plus tard ; Khidr revint voir ce que les trois hommes avaient fait de leur vie, et comment ils vivaient la vie.

Il se présenta chez le premier, revêtu d’un déguisement.
Je suis un pauvre
Voyageur, dit-il, j’ai besoin d’aide et d’argent pour atteindre ma destination. J’ai encore une grande distance à parcourir, et tu es mon dernier recours.
Tu me prends pour un banquier ! s’exclama le premier homme. Car il avait tout fait pour oublier le temps où il n’était lui-même qu’un indigent.
Je ne peux rien te donner… À moins que tu puisses m’aider, parce que ces dernières années, bien que j’aie de l’argent, je me suis mis à boiter.
Tu ne te souviens pas de moi ? insista Khidr
Non, fit l’homme, je ne me souviens pas de toi. Va-t-en !

Alors Khidr alla voir le deuxième homme, qui était dans une situation prospère.`
Je suis un pauvre voyageur, lui dit-il, j’ai besoin de ton aide, car beaucoup sont dépendants de moi, et je dois atteindre ma destination : je pourrai les aider par mon travail quand j’y serai parvenu.
Mais tu n’appartiens pas à la même communauté que moi, fit remarquer le deuxième homme. Je ne peux aider que mes frères, ceux qui obéissent aux lois auxquelles j’obéis. Pourquoi devrais-je te secourir ?

Khidr se remit en route. Il arriva bientôt à la porte du troisième homme.
Il se peut que tu m’aies oublié, dit-il. Un jour, je t’ai aidé : tu voulais protection pour tes enfants, et tu désirais aussi inspirer le respect et réussir dans la vie.
L’homme le regarda avec attention.
Je n’ai aucun souvenir de cette affaire, dit-il enfin ; car il avait tout oublié.
Mais je veux bien t’aider : pourquoi donc ne devrais-je donner qu’en paiement d’une dette ou dans l’attente d’un profit personnel !

Un théoricien de la tradition soufie, superficiel et moralisateur, qui se trouvait là, s’en prit à Khidr et l’injuria sans ménagement.

« cet homme est mon ami, et c’est manifestement un Saint, lança-t-il. Tu a entendu ce qu’il a dit ? Tu devrais avoir honte d’avoir tenté de manipuler ses sentiments comme tu l’as fait…



-    Vous l’aurez compris, on oublie souvent le bien que l’on nous a fait dans le passé, il arrive que certains rejettent, ceux qui les ont aidés, sans vergogne. Doit-on donner uniquement dans le but de recevoir en retour, un hommage, une récompense, la reconnaissance !!! Ceux-là sont bien malheureux qui donnent en attendant une récompense quelconque en retour du service qu’ils ont rendu…
-    Certains donnent parce qu’ils ont peur de la punition divine… Oui, oui, j’en connais…
-    Enfin, il y a ceux qui n’ont jamais oublié quelle fut leur difficulté et seront toujours prêts à tendre la main, même à un inconnu… Leur action n’est pas fonction de ce que l’autre va faire ou dire (après) mais juste un acte désintéressé… Cela s’appelle le KARMA YOGA.
-    La morale de l’histoire, c’est que le dernier même s’il ne se souvient plus de la personne qui l’a aidé est devenu un saint homme….
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