LA ROUE
« Cette roue sous laquelle nous tournons
Est pareille à une lanterne magique
Le soleil est la lampe :
Le monde l’écran :
Nous sommes les images qui passent »
O. Khayyam
La roue n’a ni commencement, ni fin, tout comme le monde.
Elle tourne et donne un sens à notre vie sans cesse en mouvement, mouvement éternel qui imprime une harmonie entre le monde céleste et le monde matériel correspondant bien aux cycles de la vie, aux recommencements, aux exigences toujours nouvelles.
…
Dans la roue, rien n’est figée, c’est l’impermanence du monde
Figer des impressions, des connaissances, des êtres ou des choses, c’est vouloir arrêter la roue du temps qui passe.
Ce n’est pas nous, pauvres humains minuscules devant cette roue de l’univers, qui avons le pouvoir de l’arrêter.
Il nous semble quelques fois que la roue s’est arrêtée… Ce n’est que Maya qui se joue de vous, tant vous vous prenez pour le nombril du monde…Savoir que cette force qui nous régit est bien au-delà de notre compréhension, c’est abandonner l’orgueil de pouvoir changer le monde et l’arrêter quand nous voulons.
C’est prendre conscience que ce mouvement perpétuel représente les cycles du temps.
Aditi

Un forme particulière de Shiva est Nataraja (le danseur cosmique) Il est inscrit dans un cercle de flammes signifiant qu’il consume les désirs dans le feu.
Dans cette forme, il possède quatre bras, la main droite supérieure porte un tambour symbolisant la pulsion rythmique de l’univers, la main droite inférieure fait le geste de la protection, la main gauche supérieure tient la flamme de la connaissance, l’inférieur gauche montre le sol.
Le pied droit prend un appui fort en écrasant le démon de l’ignorance ou des passions, le pied gauche est levé en une posture de danse. Sa tête est encadrée par les flots du Gange dont son chignon a calmé l’impétuosité et qui coule maintenant sans danger dans le monde.
Shiva dansant représente l’énergie universelle et éternelle. Cette danse continue engendre la succession des jours et des nuits, celui de la vie et de la mort. A terme, son énergie provoquera la destruction de l’univers, puis le fera renaître. Cette danse de création du monde symbolise le processus éternel de conservation et de destruction